Chroniques

Source : www.bestofverviers.be

AmAndA en intimité - Scène acoustique - FiestaCity Verviers - 26 août 2011

Francis Geron nous avait dit "Va voir ça !".  En effet, autour de nous, les spectateurs, souvent connaisseurs ainsi que les photographes qui couvrent en général les grands festivals de l'été, n'avaient que des éloges pour cette prestation musicale d'exception avec un avant goût d'Opéra.  Les adjectifs entendus "Créatif, théâtral, excellent" n'étaient pas usurpés.

Chronique rédigée sur www.bestofverviers.be et parue le 27.08.2011

 

Source : www.progressivewaves.com

C'est avec un certaine impatience que j'attendais le successeur de "Qui est Amanda ?" car, pour avoir vu ce groupe belge sur scène au Spirit of 66 de Verviers, j'espérais retrouver sur disque la folie contagieuse qu'Amanda fait naître en live !

Il aura fallu attendre 5 ans pour que ce deuxième album se concrétise, mais cela valait la peine. Si le premier effort d'Amanda souffrait de quelques défauts de jeunesse, "La maison de Flore" est parfaitement bien réalisée et architecturée (et c'est ce qu'on attend d'une maison d'artisan !!). Le seul changement de personnel est du au retour du premier guitariste qui est donc venu seconder son remplaçant, formant ainsi un duo de choc qui rehausse la musique d'Amanda pour lui donner parfois des accents métalleux !

Les autres particularités marquantes du groupe sont la voix de Thibaut de Halleux qui monte dans des registres de chanteur lyrique et les plages symphoniques des clavier de Mik3. Les textes en français sont parfois surréalistes, parfois très simple (mais gardez-vous de ne les prendre qu'au premier degré) et même en latin sur une chanson. Il faudra peut-être plusieurs écoutes aux plus sceptiques pour entrer dans ce monde un peu fou, mais, lorsqu'on se laisse piloter par ces six musiciens talentueux, le voyage est palpitant.

Mais cela est-il progressif ? Pour en juger, écoutez un titre comme "Te quitter" où se succède une petite mélodie chantonnée en introduction, un duo de guitares vrombissantes (2'50), des montées de Thibaut vers le soprano (4'20), un retour des guitares sur un mode hard-rock avec wha-wha (5.20), un duel Hammond/guitares (6'10) et enfin un passage de piano style Chopin (8'40) qui nous amène au final reprenant la chansonnette du début.

Je ne vais pas vous détailler chaque composition car ce serait trop long et la lecture en deviendrait fastidieuse. Chaque titre regorge d'invention, de sonorités riches, de complicité et de complémentarité des instruments. Le dénominateur commun de la musique d'Amanda est une base "classique" où l'on se prend à deviner du Bach, du Wagner, du Vivaldi ou du Malher. Je pourrais faire une comparaison audacieuse en rapprochant la musique d'Amanda de celle de Queen époque "A night at the Opera".

Ma conclusion sera donc aussi peu objective que le reste de ma chronique : "La maison de Flore" est un OVNI atypique dans le paysage du rock-progressif et c'est pour moi un gros coup de coeur !!

Chronique rédigée par Peter Hackett parue le 11.07.2007


Source : www.musiczine.net

Cinq ans plus tard, paraît enfin le successeur de « Qui est donc Amanda? ». La consolation tient en ceci: cet album tant attendu est bien celui que l'on attendait. Le jeune groupe belge a gommé tous les petits défauts de son premier essai pour nous livrer un CD inattaquable. Il n'a en rien renoncé à son lyrisme, induit par le chant très théâtral et souvent haut-perché de Thibaut, ainsi que par les jeux de Mik3 aux claviers et de Saaam à la guitare. Finesse et élégance demeurent également des atouts de séduction. Le band y ajoute maintenant une richesse et une maestria assez impressionnantes dans les compositions et les arrangements, ainsi qu'une énergie et une touche pastel de métal. Les six plages (certaines subdivisées) sont imparables, chacune ayant une identité forte qui la distingue bien des autres. « Voilà », la première, fait la charnière avec l'album précédent. En moins de cinq minutes, elle nous rappelle tout ce qui faisait notre attachement à cet opus. « Te quitter » commence de façon un peu dilettante, pour nous introduire dans l'univers élargi du groupe au travers d'une lente montée en puissance ponctuée de breaks contrastés, au cours de laquelle les solistes se lâchent, y compris Thibaut, qui rappelle ici feu Klaus Nomi à nouveau. Nous avons droit à de belles joutes entre les deux guitaristes et les claviers. Suit « Blonde », chanté –et il ne démérite pas– par Mik3 et clôturé par une nouvelle séquence instrumentale où les guitares sont reines. « Des choses équivalentes » constitue un des plats de résistance. Sa majestueuse intro aux claviers est digne de IQ. Ensuite le morceau nous entraîne dans une jérémiade musicalement très lumineuse et alerte, laquelle héberge l'un des plus beaux dialogues guitare/claviers de l'album. « Sontes Latent » associe une rythmique lourde à la légèreté d'une chorale en latin. La plage titulaire clôt de façon magistrale ce CD trop court. Elle tient en une succession de tableaux contrastés, les paroles gravitant autour de la mort. Et ses trois dernières minutes, emmenées par de sublimes harmonies vocales, sont simplement magnifiques. Les musiciens ont tous bonifié. Mik3, outre son rôle de principal compositeur (même si l'album est très largement le fruit d'un travail collectif), poursuit sa recherche de belles sonorités, dont il truffe toute l'œuvre. Mais il ose aussi des incursions dans la dissonance et décoche quelques soli de très bon aloi. Et connaissant le facétieux personnage, on l'imagine facilement rire sous cape d'avoir pu glisser çà et là ses petites trouvailles espiègles. Les deux guitaristes, Saaam et Xavier partagent des jeux complémentaires, l'un plutôt intuitif et l'autre fort technique. Thibaut est fidèle à lui-même et prend toute sa mesure sur scène. On pourrait reprocher à Grek son classicisme, mais il sa frappe pêchue est d'une précision métronomique. Quant à Claude, certes le plus discret de tous, il offre à ses compères l'assise sereine dont ils ont besoin. Notons bien qu’il s'avère désormais périlleux de parler d'AmAndA par comparaison avec un autre groupe. Queen pour les voix et le mariage de la délicatesse et des guitares grasses? Therion pour la composante gothique symphonique? A vrai dire, on reste fort éloigné de l'un et de l'autre. Et si nos gaillards génèrent avant tout un Prog mélodique et théâtral en français, on est pourtant à cent lieues de la formation Ange ou de toute autre référence du genre. Bref, en deux albums, AmAndA impose tout simplement sa marque de fabrique. Et ce n'est pas le moindre de ses mérites. Probablement l'un des albums de l'année. En tout cas un must.

Ecrit par Progzélyte - 22 mai 2007

 

Source : www.musicinbelgium.com

AmAndA est un groupe étrange venu d'ailleurs comme l'aurait dit mon ami Christian Décamps. Mais bien belge pourtant ! Ce groupe originaire de la région montoise est composé de Thibaut de Halleux au chant, Mik3 aux claviers et chant, Saaam aux guitares, Claude à la basse et Greg à la batterie.


Le style se révèle plutôt original et assez inhabituel. Le chant se montre souvent lyrique, un peu comme dans le célèbre passage de "Bohemian Rhapsody" des Queen. Cela va même jusqu'au mystique comme sur "Le faux éveil". Les paroles se montrent aussi très actuelles. Il suffit d'écouter "Welcome..." pour se poser les questions existentielles nécessaires à notre survie.

Mais qui est AmAndA ? Même si on a cru en avoir la réponse il y a peu de temps lors de leur concert au Spirit of 66, on est resté sur notre faim. Le mystère plane toujours. Ce qui est sûr, c'est que c'est un morceau de cet album. Un morceau qui représente bien les caractéristiques musicales du groupe. Lyrisme et interpellations sont bien présents. Les nappes de claviers s'étalent de tout leur long. La section rythmique maintient le mystère.

Si une partie de "Falaises" est d'une douceur confondante, une autre explose dans un lyrisme vocal symphonique. Le contraste est total. Les vocalises finiront par nous emmener par delà les cieux. Avec ce titre épique de plus de 21 minutes, AmAndA dévoile de multiples facettes et s'éloignent des terres angéliques. On frôlera même la musique planante d'un Tangerine Dream ou d'un Mike Oldfield. Les intonations chères à notre Jacques Brel y apparaîtront aussi, mais avec un petit manque de fermeté. D'ailleurs, on finira par cette valse à quatre temps laissant exploser un solo de guitare à vous donner des frissons.

"Gloria Victis !" vous permettra de revoir un peu votre latin, trop tôt oublié, en vous replongeant dans un symphonisme lyrique. On y retrouve aussi un peu de l'Alan Parsons Project dans les arrangements. "La fin d'une histoire" est une ballade légère. "Demain" renoue avec l'influence majeure du groupe, à savoir Ange. Ce titre rythmiquement fort nous emmènera vers le final avec de temps à autre l'apparition d'un violon.

Ce qui est sûr c'est que le style d'AmAndA rejoint celui des légendaires français de Ange. Une référence incontournable à l'écoute de cet album. Une autre chose est également sûre. Le groupe prend toute son ampleur lors de ses concerts. Ne les manquez donc pas !

de Jean-Pierre Lhoir - paru le 09-11-2004 (www.musicinbelgium.com)

 

Source : www.progarchives.com

Second self-released album for this Belgian combo, coming from the South of Brussels having started out some 4 years ago, a sextet that came to attention with their very spectacular theatrical shows and a very original and dramatic music, while always remaining fun and light-hearted. Indeed we are light years away from the sombre chamber prog of Present and Univers Zero, and this is rather good news for the Belgian scene, which is flourishing with a new wave of prog groups, of which AmAndA is one of the brightest hopes. While the Flemish groups seem to stick to formulas and signing in English, on the Walloon side, some of the groups (AmAndA a.o.) don't hesitate to develop some more unusual sounds and dare singing in their native tongue, which gives all the more force to the originality of their music.

And AmAndA is indeed original, coming more as a concept on the mysterious and elusive character, to the point of intriguing everyone with their question: "Qui Est AmAndA?" Don't look yet for solutions in this album, since the group concentrates on a delicious blonde girl called Flore (AmAndA's sister? Lover? Best friend?) sprawled all over the album, including a superb slipcase and on the disc itself. So blond an animal, that her blond mane inspired of some of Belgian's most famous brews (hopefully tasting like them too ;-), Flore could even make us forget AmAndA.

AmAndA's music is resolutely modern, some might even hear it close to neo-prog: there is a bit of that, but also so much more. Indeed the music oscillates between a solid symphonic prog ala Genesis or Ange, without sounding retro either, laced with a solid dose of crunchy guitars (almost metal) and highly entertaining vocals ranging from the operatic to the whispering, riveting us to our seat (especially the Latin passage of Sontes Latent), begging for more and prayer for relief at the same time.

The main spirit of AmAndA is FUN, so their music reflects that, remaining happy even in the dramatic moments where they pull a few spine chills from the listener, even if the subject of the lyrics can seem trite. And AmAndA also has a very pop side as well, reminiscent of the greater Queen, 10 CC or The Sparks, even sporting art rock looks; their pop facet even taking a bizarre synthetic rhythm at times. But the guitar duo will never allow it to digress from the rock aesthetics, while the keyboard duo will reinforce prog "topics".

Likely one of the most original albums to come in the new millennium from Belgium (I'd even say Europe), La Maison De Flore is sometimes astonishing (even astounding) by the flawless execution, and even non-French speakers should enjoy this highly entertaining storyline in great part due to excellent vocal works.

by Sean Trane - 2007-9-26

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